Une histoire technologique du THALYS
Article mis en ligne le 1er juillet 2017

par Isabelle
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Introduction

Les innovations majeures qui qualifient le Thalys tiennent d’une part à la spécificité de son trajet nordique, d’autre part à la recherche industrielle dans le domaine de l’électrotechnique et des TGV.

Train international, le Thalys devait surmonter les (dés-)accords politiques et commerciaux européens qui avaient maintenu ses prédécesseurs à une vitesse de 160 km/h alors que la technologie permettait 240 km/h dès 1975 et 270 km/h dès 1982. Le Thalys y a réussi le premier.

Train international, le Thalys devait surmonter l’obstacle technologique de tensions caténaires différentes dans chaque pays. France : 1 500 V continu et 25 000 V alternatif, Belgique : 3 000 V continu, Hollande : 1 500 V continu, Allemagne : 16 000 V alternatif. Ses prédécesseurs avaient échoué à l’examen : la belle CC 40100 SNCF, avec sa technologie trop complexe pour être fiable, tombait constamment en panne. La série 15 belge, quant à elle, a rendu ses billes devant le poids croissant des rames qu’elle avait à tracter. Le Thalys a réussi le premier.

Train international, le Thalys devait surmonter l’obstacle technologique de systèmes de signalisation embarqués différents dans chaque pays. Ses prédécesseurs avaient échoué in extremis quand la Hollande a changé son système en 1994. Le Thalys a réussi le premier.

TGV pure souche, le Thalys adoptait la fameuse structure de "rame articulée" qui avait constitué la "révolution TGV" avec le PSE. Les experts s’accordent pour penser que c’est cette structure, unique au monde, qui confère aux TGV leur fiabilité inégalée en déraillement à grande vitesse, comme les comparaisons d’accidents ont pu le montrer avec l’ICE, qui hélas ne bénéficie pas de la même conception. Le TGV ne déplore absolument aucune victime parmi les passagers, en 20 ans, lors des (rares) accidents qui sont survenus à grande vitesse (> 250 km/h).

TGV 2ème génération, le Thalys embarquait la dernière chaîne de traction directement issue de la recherche de pointe en électronique de puissance et en électrotechnique, déjà validée sur les TGV-A ("Atlantique") et TGVR ("Réseau"). À 300 km/h , le Thalys se balade. Aucune modification machine ne serait nécessaire à ce que sa vitesse commerciale soit de 350 km/h, comme l’ICE allemand sur certains de ses tronçons. Récemment, toutes les motrices Thalys ont déjà été upgradées pour 320km/h, mais les normes européennes n’ont pas encore suivi pour sa vitesse commerciale.

Plus rapide, plus fiable, plus fréquent et bien moins cher que le mythique TEE, hélas le Thalys ne jouit hélas nullement de l’incroyable prestige de son prédécesseur, qui était devenu légendaire sur des critères en tous points dépassés par nos nouvelles machines (et services commerciaux). De nos jours, les gens ont du mal à s’enthousiasmer !!

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